Il incombe à l’homme sensé de rester sain, et de, au lieu d’espionner chez les défauts des gens, essayer d’arranger les siens.

Quand on s’occupe des défauts des autres, en oubliant les siens…

En se préoccupant de ses défauts, on en oublie ceux des autres.

C’est plus reposant pour le corps et moins fatigant pour le cœur.

À chaque fois qu’on se découvre un défaut, on est moins exigeant avec son frère qui est éprouvé par le même.

Mais, quand on s’occupe des défauts des autres, en oubliant les siens, le cœur s’aveugle et le corps se fatigue, en même temps qu’il devient extrêmement difficile de corriger les siens.

Le plus défaitiste des hommes est celui qui critique les défauts des autres, mais, plus défaitiste encore, est celui qui reproche aux autres ce qu’il a en lui.

Qui critique sera critiqué!

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Rawdhat Al-‘uqalâ wa nazhat el fudhalâ (p. 125)

روضة العقلاء ونزهة الفضلاء – ابن حبان