Début d’un nouveau chapitre “Le Savoir“, avec une nouvelle série de hadiths sur le thème “Recommandation et mérite du savoir, de sa quête, de son acquisition  et de sa diffusion

 

Le Savoir :

Recommandation et mérite du savoir, de sa quête, de son acquisition  et de sa diffusion

 

58. D’après Mu’aweya Ben Abi Sufyan, le Prophète (sala Allahu ‘alayhi wa salem) a dit :

“Allah accorde, à qui Il veut du bien, la faveur de s’instruire dans la religion”.

(Rapporté par al-Bukhari, Muslem et Ibn Maja).

Abu Yalta ajoute dans sa version : “…Quand à celui qu’Il néglige, Il le prive de cette faveur”. (Page 39)

 

Al-Tabarani le rapporte comme suit : Mu’aweya rapporte avoir entendu le Prophète (sala Allahu ‘alayhi wa salem) dire :

“Ô hommes! Le savoir ne s’acquiert, en fait qu’en s’instruisant, y compris le savoir religieux. C’est un bien grande faveur d’Allah que de s’instruire dans la religion. Car, parmi les hommes, seuls les savants craignent Allah.” (page 39)

 

59. Hûdayfa Ben al-Yaman (qu’Allah l’agrée) rapporte que le Prophète (sala Allahu ‘alayhi wa salem) a dit :

“Le mérite du savoir dépasse celui du culte. La meilleure conduite en religion est l’abstention dans le doute”.

(Rapporté par at-Tabarani et al-Bazzar) (page 40)

 

60. D’apres Abu Hurayra (qu’Allah l’agrée), Le Prophète (sala Allahu ‘alayhi wa salem) a dit :

“Quiconque allège l’affliction d’un fidele en ce bas-monde, Allah allègera son affliction au jour de la Résurrection. Quiconque couvre un musulman en ce bas-monde, Allah le couvrira (de sa protection) dans l’Autre. Quiconque soulage un homme dans la gène, Allah le soulagera et en ce bas monde et dans l’Autre.

Allah secourt l’homme tant que ce dernier secourt son prochain. Quiconque parcourt un chemin en quête du savoir, Allah lui aplanira le chemin du Paradis.

Lorsque des gens se réunissent dans une maison d’Allah (une mosquée) réciter le Livre d’Allah (le coran) s’y instruire, les anges les entourent, la quiétude repose dans leurs cœurs, la miséricorde règne parmi eux et Allah les évoque aux anges qui sont auprès de Lui. Par ailleurs, quiconque périt à cause de ses mauvaises actions ne saurait être sauvé grâce à sa filiation”.

(Rapporté par Muslem, Abu Dawud, at-Tirmidhi, an-Nasa’i, Ibn Maja, Ibn Hibban et al-Hakem) (page 40)

 

61. Abi ad-Darda (qu’Allah l’agrée) rapporte avoir entendu le Prophète (sala Allahu ‘alayhi wa salem) dire :

“Quiconque prend un chemin en quête du savoir, Allah lui aplanira un chemin du Paradis. Les anges même baissent leurs ailes à celui qui s’instruit tellement agréent-ils, cela. Tous les êtres dans les cieux et sur terre jusque les animaux marins implorent le salut en faveur du savant. Le mérite du savant sur le dévot est pareil à celui de la lune sur le reste des astres. Les savants sont, en fait, les héritiers des prophètes. Car ceux-ci ne laissant en héritage ni dinars, ni dirham, leur héritage est plutôt le savoir. celui qui l’acquiert aura donc acquis un bien inestimable”.

(Rapporté par Abu Dawud, at-Tirmidhi, Ibn Maja, Ibn Hibban et al-Bayhaqi) (page 41)

 

62. Safwan ben ‘Assal al-Muradi (qu’Allah l’agrée) rapporte : Je vins, un jour à la mosquée trouver le Prophète (sala Allahu ‘alayhi wa salem) qui était, alors adossé à son manteau rouge, et je lui dit :

“Ô Messager d’Allah! Je suis venu m’instruire”. Il me dit :

“Bienvenu à celui qui demande à s’instruire. En fait, les anges couvrent de leurs ailes quiconque est en quête du savoir et s’élèvent les uns au dessus des autres jusqu’à atteindre le bas ciel, tellement agréent-ils l’objet de sa quête”.

(Rapporté par Ahmad, at-Tabarani, Ibn Hibban, al-Hakem et Ibn Maja) (page 42)

 

63. D’après Anas Ben Malek (qu’Allah l’agrée), le Prophète (sala Allahu ‘alayhi wa salem) a dit :

“S’instruire est une obligation qui incombe à chaque musulman. Celui qui enseigne le savoir à ceux qui en sont indignes est comparable à celui qui pare les porcs des joyaux, de perles et de bijoux”.

(Rapporté par Ibn Maja et d’autres). (page 42)

 

64. Abu Hurayra (qu’Allah l’agrée) rapporte avoir entendu le Prophète (sala Allahu ‘alayhi wa salem) dire :

“Maudit est ce bas monde avec tout ce qu’il comporte, hormis l’évocation d’Allah et ce qui s’en suit, les savants et ceux qui s’instruisent”. (Rapporté par at-Tirmidhi, Ibn Maja et al-Bayhaqi) (page 42)

 

65. D’après Ibn Mas’ud, le Prophète (sala Allahu ‘alayhi wa salem) a dit :

“L’envie n’est de mise qu’en deux cas, à savoir : un homme qui consacre toute la richesse qu’Allah lui a octroyée, à servir le bien. Puis, un homme consacre le savoir qu’Allah lui a donné, à juger (justement) entre les gens et le leur enseigner”.

(Rapporté par al-Bukhari et Muslem) (page 43)

– L’envie citée dans le hadith signifie généralement le vœu de privation de faveur dont jouit la personne enviée. Chose qu’interdit la religion. Mais l’envie peut être également signifier, comme c’est le cas dans ce hadith, le voeu d’avoir pareil. Ce qui est bien sur, admis.

 

66. D’après Abu Musa al-Ach’ari (qu’Allah l’agrée), le Prophète (sala Allahu ‘alayhi wa salem) a dit :

“Le savoir et le droit chemin qu’Allah m’envoie transmettre est pareil à une pluie abondante qui tombe sur une terre. Comparables à une pluie abondante qui arrose le sol. Là où il se trouve un terrain fertile l’eau est absorbée et les plantes, herbes et arbustes y poussent en grand nombre. Ailleurs, il est des endroits peu perméables qui retiennent les eaux, Allah les fait servir aux hommes à boire, à abreuver les animaux et à cultiver. Enfin il existe une autre catégorie d’endroits où l’eau tombe, ce sont des terrains plats qui ne retiennent pas les eaux et où il ne pousse aucune herbe. De même il y’a trois catégories d’hommes : ceux qui sont instruits dans la religion d’Allah et à qui profitent les choses pour lesquelles Allah m’a envoyé; ceux qui savent et qui enseignent; ceux qui ne daignent pas lever la tète et qui n’acceptent point la voie droite qu’Allah m’a envoyé leur apporter”.

(Rapporté par al-Bukhari et Muslim). (page 43)

 

67. D’après Abu Hurayra (qu’Allah l’agrée), le Prophète (sala Allahu ‘alayhi wa salem) a dit :

“Le fidele continue à être rétribué pour certaines de ses œuvres et bonnes actions, jusqu’âpres la mort. Ce sont entre autres : L’enseignement et la diffusion d’un savoir; l’éducation dans la piété d’un enfant qu’il a engendré; Laisser en héritage un Livre; la construction d’une mosquée ou d’une auberge pour le voyageur (démuni); Faire couler un cours d’eau, Et l’aumône qu’il prélève de ses biens en étant portant. Les rétributions de toutes ces œuvres lui parviendront continuellement âpres sa mort”.

(Rapporté par Ibn Maja, al-Bayhaqi et Ibn Khuzayma) (page 44)

 

68. D’après Abu Hurayra (qu’Allah l’agrée), le Prophète (sala Allahu ‘alayhi wa salem) a dit :

“Lorsqu’un homme meurt, ses actions cessent d’être rétribuées à l’exception de trois : Une aumône dont le bienfait se perpétue; Un savoir utile; Et un enfant dévot qui invoque Allah en sa faveur”.

(Rapporté par Muslem et d’autres) (page 44)

 

69. D’apres Abi Qatada (qu’Allah l’agrée), Le Prophète (sala Allahu ‘alayhi wa salem) a dit :

“Les trois meilleures choses qu’un homme peut laisser âpres sa mort sont : Un enfant pieux qui invoque Allah en sa faveur; Une aumône dont le bienfait se perpétue, d’où sa rétribution lui parvient; Et un savoir qui continue à servir utilement”.

(Rapporté par Ibn Maja) (page 44).

 

Sahl Ben Mu’ad Ben Anas rapporte, D’après son père (qu’Allah les agrées), que le Prophète (sala Allahu ‘alayhi wa salem) a dit :

“Quiconque enseigne un savoir en sera rétribué pour tous ceux qui l’appliqueront, sans que leur rétribution en soit réduite”.

(Rapporté par Ibn Maja) (page 44).

 

71. D’après Abu Umama, on évoqua au Prophète (sala Allahu ‘alayhi wa salem) deux hommes dont l’un se consacrait au culte et l’autre au savoir, alors il dit :

“Le savant dépasse par son mérite le dévot tout comme je dépasse par le mien le dernier d’entre vous.” Puis ajouta :

“Allah, les anges, les habitants des cieux et de la terre, jusque la fourmi dans sa fourmilière et même les animaux marins, tous bénissent celui qui enseigne le bien aux gens”.

(Rapporté par al-Tirmidhi et al-Bazzar)

Ce dernier rapporte le hadith abrégé, d’après Aicha, comme suit :

“Tous les êtres, jusque les animaux marins implorent le salut en faveur de celui qui enseigne aux gens le bien”. (page 45)